
Il est normal de ressentir une grande variété d’émotions après un accouchement, ainsi que durant les premières semaines et les premiers mois de la parentalité. Les recherches montrent que le risque de troubles de l’humeur, comme la dépression ou l’anxiété, augmente à la suite de changements de vie importants. La grossesse, l’accouchement et le fait de devenir parent sont tous des événements majeurs qui peuvent avoir une incidence sur la santé mentale d’une personne. Il est essentiel, pour tous les parents, de savoir ce qui est normal, de reconnaître les signes et symptômes des troubles de l’humeur post-partum et de savoir quand consulter un·e professionnel·le de la santé afin de soutenir leur santé mentale.
De nombreux nouveaux parents vivent le « baby blues » au cours de la première semaine environ suivant l’accouchement. Il s’agit d’une réaction prévisible aux changements hormonaux qui surviennent après la grossesse, souvent aggravée par le manque de sommeil et les changements physiques liés à l’accouchement. Se sentir fatigué·e, émotif·ve et avoir des sautes d’humeur sont des symptômes typiques du baby blues. Ces sentiments sont temporaires et disparaissent généralement d’eux-mêmes dans les deux premières semaines suivant l’accouchement.
Composer avec le baby blues:
La dépression post-partum (DPP) est diagnostiquée lorsqu’un parent présente, presque tous les jours pendant au moins deux semaines, des symptômes qui nuisent à sa capacité de prendre soin de lui-même ou de ses enfants, notamment:
La DPP peut toucher tous les parents, peu importe le genre. Il existe encore une certaine stigmatisation à l’égard des hommes qui vivent une dépression post-partum, car on a longtemps cru qu’elle ne touchait que les femmes. Toutefois, des études récentes suggèrent que jusqu’à 23 %, soit près d’un parent sur quatre, vivent une dépression ou de l’anxiété au cours de la première année suivant la naissance. Les personnes ayant des antécédents personnels ou familiaux de dépression présentent un risque accru de DPP.
Les troubles de l’humeur, comme la dépression, peuvent rendre une période déjà exigeante extrêmement difficile. Prenez rendez-vous avec votre professionnel·le de la santé dès que vous ou votre partenaire reconnaissez des signes possibles de dépression post-partum.
Il est normal d’avoir certaines inquiétudes en tant que nouveau parent. L’anxiété post-partum survient lorsque ces inquiétudes deviennent difficiles à gérer et nuisent à votre capacité d’accomplir vos activités quotidiennes normales. Elle peut se manifester par des symptômes psychologiques et physiques, notamment:
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Symptômes psychologiques Irritabilité ou agitation Tension, sensation d’être « à cran » Pensées envahissantes (« Et s’il arrivait quelque chose de grave ? ») Besoin constant d’être rassuré·e Évitement d’activités ou de lieux habituels
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Symptômes physiques Battements cardiaques rapides ou accélérés Mains moites Sensation d’oppression dans la poitrine Maux d’estomac, nausées ou perte d’appétit Troubles du sommeil (difficulté à s’endormir ou à rester endormi·e) Crises de panique
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Parlez à votre professionnel·le de la santé si vous présentez des symptômes d’anxiété post-partum.
Consultez votre professionnel·le de la santé si vous présentez des symptômes de dépression ou d’anxiété. Les stratégies suivantes peuvent soutenir votre plan de traitement en cas de trouble de l’humeur et sont également bénéfiques pour tout le monde:

La psychose post-partum (PPP) est une urgence de santé mentale rare, mais très grave, qui peut survenir dans les six premières semaines suivant l’accouchement. Elle se manifeste par une rupture avec la réalité et peut inclure des hallucinations, des délires, de la paranoïa ainsi que des pensées d’automutilation ou de violence envers autrui.
La PPP est une urgence médicale qui nécessite un traitement en milieu hospitalier.
Si vous ou votre partenaire remarquez des signes de dépression ou d’anxiété, il est important d’obtenir de l’aide. N’attendez pas que la situation s’améliore d’elle-même. Parlez-en à votre professionnel·le de la santé de confiance- des ressources communautaires sont disponibles pour aider les nouveaux parents aux prises avec la dépression ou l’anxiété post-partum. Si vous avez des pensées de vous faire du mal ou de faire du mal à votre bébé, composez le 911 ou communiquez avec votre ligne de crise locale.